Mitsubishi Outlander GT S-AWC 2016

Polyvalent, confortable mais…

Certains diront enfin, Mitsubishi a renouvelé le look de son Outlander. Si ce VUS pouvant accueillir 7 passagers (5+2) n’a pas reçu une cure d’amaigrissement radicale, il aura au moins été modernisé. En partie.

Expérience de conduite
Ce n’est absolument pas désagréable de rouler à bord du Outlander 2016. Mais il faut se dire les vraies choses, ce véhicule utilitaire est dans les faits une fourgonnette luxueuse. Sa conduite est un soupçon plus sportive, mais l’agrément n’est pas son objectif premier. La direction légèrement engourdie nous empêche de bien sentir le véhicule. L’accent a été mis sur la douceur de roulement j’en conviens. Mais un peu plus de communication avec la route aurait été appréciée. De plus, il ne faut pas s’attendre à des performances épatantes de la part du V6.

Son volume intérieur est intéressant et la polyvalence de sa configuration, avec sa 2e rangée mobile (version SE), facilite son chargement. Évidemment, les deux places de la 3e rangée sont strictement réservées aux enfants.

Le confort est évident, l’insonorisation améliorée et la position de conduite ajustable permet de convenir à tous les gabarits. La visibilité latérale est bonne et la caméra de recul optionnelle couvre bien la portion arrière.

J’ai personnellement aimé utiliser l’interface de la console centrale. Rien de révolutionnaire, mais justement intuitive et facile à utiliser. L’écran aurait eu avantage à être un peu plus grand, mais l’ergonomie simple m’a plu.

Équipement
Sous son long capot peut se trouver un moteur 4 ou 6 cylindres. Le moteur de série de 2,4 litres est accouplé à une boite à variation continue (CVT) et développe 166 chevaux. Pour un supplément de 3 200$, le V6 de 3 litres est disponible. D’une puissance de 224 chevaux seulement, les reprises sur l’autoroute sont décevantes. Cette motorisation agencée à une transmission automatique à 6 rapports est beaucoup plus gourmande. Il est aberrant de constater que l’injection directe n’a pas été priorisée sur ce modèle. J’ai obtenu une moyenne de 13 litres/100 kilomètres sur un parcours mixte. Pour à peine 60 chevaux supplémentaires, est-ce que cet investissement vaut le coup ? Sauf pour des besoins spécifiques de remorquage, je crois que le 4 cylindres reste une meilleure option.

Par contre, l’ajout de 2000$ pour avoir accès à la traction intégrale me semble tout à fait logique.

Le Outlander de série est déjà bien équipé, ce qui l’avantage par rapport à ses compétiteurs. Les bancs avant chauffants, le régulateur de vitesse, les commandes au volant, le télédeverrouillage sans clé et la climatisation automatique de la température sont autant de caractéristiques que l’on retrouve sur le modèle vendu à 26 000$.

Sur la version GT, en plus de la traction intégrale, on a droit aux systèmes de sécurité passive, tels que l’avertisseur de sortie de voie, l’atténuation de collision frontale et le régulateur de vitesse adaptatif. Il est surprenant de constater que Mitsubishi n’a pas intégré l’avertisseur d’angles morts dans cet ensemble.

Ces systèmes qui augmentent sans doute notre sécurité me semblent parfois envahissants. Il est possible de les désactiver temporairement. Par contre, contrairement à d’autres véhicules de cette gamme, notre préférence n’est pas gardée en mémoire. Il faut donc désactiver les systèmes qu’on ne veut pas utiliser à chaque démarrage.

Le groupe navigation a été ajouté au modèle d’essai, ce qui élève son prix à 40 198$.

Tout compte fait, le Mitsubishi Outlander 2016 se mesure à une forte compétition. Certaines particularités telles que sa configuration 5+2, l’option d’un V6 ainsi que sa garantie alléchante de 10 ans pour le groupe motopropulseur l’avantagent. Par contre, est-ce le meilleur VUS sur le marché ? Je crois que ce modèle devra continuer à se moderniser s’il veut réellement tirer son épingle du jeu.


© Marie-Laurence Paquin 2015. Tous droits réservés.